Dans de nombreux secteurs d'activité, des cuisines industrielles aux entrepôts de logistique, les chutes de plain-pied représentent l'un des risques d'accident les plus fréquents. Pour se protéger, le choix d'une chaussure de sécurité ne doit pas se limiter au confort ou au look : il faut savoir décrypter les indices d'adhérence.
Voici ce que vous devez savoir sur la science de la résistance au glissement pour assurer votre sécurité au travail.
Qu’est-ce qu’un indice de résistance au glissement ?
La résistance au glissement mesure la capacité d'une semelle à maintenir son adhérence sur une surface donnée. Elle est exprimée par le Coefficient de Friction (COF).
Le calcul est simple : c’est le rapport entre la force de friction maximale exercée par la semelle et la force qui pousse cette semelle sur la surface.
- L'échelle : Elle va généralement de 0.00 (aussi glissant qu'une patinoire) à 1.00 (aussi stable qu'un tapis).
- Le chiffre à viser : Bien qu'il n'existe pas de norme universelle stricte, les experts recommandent un indice minimum de 0.4 pour les environnements humides ou huileux. À titre de comparaison, une chaussure de travail standard affiche souvent un score autour de 0.3.
Comment les tests sont-ils réalisés ?
Il existe deux méthodes principales pour évaluer l'efficacité d'une chaussure :
- Le test SATRA : Il utilise la chaussure entière et l'éprouve sur différentes surfaces.
- Le test Brungraber Mark II : Il se concentre sur un échantillon de la semelle (environ 3x3 pouces).
En général, ces tests simulent des conditions réelles, comme de l'huile végétale ou de l'eau sur des carreaux d'argile, pour garantir que la chaussure réagira correctement en milieu professionnel.
Antidérapant ne veut pas dire "anti-chute" absolu
Il est crucial de comprendre qu'une chaussure "antidérapante" n'est pas "infaillible". Elle réduit considérablement les risques, mais elle ne les élimine pas totalement. Deux facteurs influencent énormément cette efficacité :
- L'environnement spécifique : Une chaussure performante sur un sol mouillé ne le sera pas forcément sur de la glace ou sur un sol couvert de poussière fine. Il faut adapter le type de semelle à votre milieu de travail précis.
- L'entretien : C’est le point le plus négligé. Si des débris, comme de la boue, s'accumulent dans les rainures de vos semelles, la chaussure perd toute son adhérence, peu importe son indice COF initial. Un nettoyage régulier est indispensable pour maintenir la sécurité.
Conclusion
Malheureusement, à ce jour, le Canada ne dispose pas de certification officielle (CSA) pour le caractère antidérapant des semelles. Toutefois, certaines marques proposent des logos distinctifs pour signaler la résistance au glissement sur des surfaces huileuses ou glacées par exemple.
Si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à en discuter avec un de nos conseillers en magasin ou avec notre service clientèle (soutien.web@belmont-inc.com). Ils pourront vous orienter vers un produit qui offre une résistance au glissement adaptée pour votre métier.